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Qu'est
ce que le NOMA ?
Cette
gangrène bucco-dentaire ronge et détruit
le visage des enfants
en bas âge dans les pays d'extrême pauvreté
comme certains pays d'Afrique,
d'Amérique du Sud, d'Asie
La malnutrition,
le manque d'hygiène,
le non accès à l'eau potable, l'insuffisance
immunitaire souvent consécutive
à une maladie infectieuse (rougeole,paludisme
)
favorisent l'apparition
d'une gingivite. Si celle-ci n'est pas soignée
par antibiothérapie,
lors des premiers jours, le NOMA s'installe.
La gangrène ronge alors les tissus et même
les os du visage de manière
fulgurante (en 3 semaines). D'après l'OMS
(Organisation mondiale de la Santé) il y aurait,
chaque année dans le monde, 500.000 nouveaux
cas de NOMA. Près de 90% des enfants décèdent
dans d'affreuses souffrances.
Les 10% qui survivent gardent durant toute leur vie,
des séquelles
irréversibles, les obligeant à cacher
leur visage.
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L'information
sanitaire est indispensable
et primordiale dans chaque village
de brousse pour la prévention des
maladies et pour détecter les victimes
du Noma. Le toit à palabres est l'endroit
prédestiné pour une première
rencontre
entre les agents de santé et les autorités
locales (chef de village, tradipraticien
On reviendra parfois à trois reprises
pour que tous les villageois soient présents
pour entendre l'information sur la prévention.
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| L'information
porte ses fruits
Les mamans viennent présenter
leur(s) enfant(s) au dispensaire de brousse parfois
distant de plusieurs dizaines de kilomètres
du village. Les consultations peuvent occasionnellement
être assurées gratuitement par des
médecins européens, en mission ponctuelle.
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En
Afrique, les croyances sont fortement ancrées
dans les esprits.
Le Noma est encore trop souvent considéré
comme une malédiction
et l'enfant atteint par ce mal est écarté
du reste de la famille et même
parfois du village, de peur d'attirer le mauvais oeil
sur le reste des habitants.
Il est alors totalement exclu, soit caché au
fond d'une case, soit perdu en
brousse, ou encore éliminé. Un travail
d'information sur la maladie et des
solutions à apporter est donc indispensable sur
le terrain afin d'éviter
que la maladie ne continue à s'étendre.
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Malheureusement
encore trop peu nombreux, les barrages permettent
de creuser à
proximité, des puits servant à arroser
les potagers. Ceux-ci favoriseront le commerce
de légumes apportant aux villageois une partie
des éléments nutritifs indispensables
à
une alimentation plus équilibrée.
Le facteur " malnutrition " sera déjà
en partie évincé
ce qui aura pour effet un meilleur état de
santé de la population et un recul des maladies. |

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Enfants
pris en charge par
l'association "Au fil de la Vie"
et opérés par l'équipe française
"Les enfants du Noma".
Photo: Catherine WEISS- Mali 02/2007 |
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